Le blog

De la vérité

Dans Elie Khoury, Pascale le 19 mai 2013 à 11 h 20 min

De la vérité

Interprétation et mise en corrélation libres de l’Évangile selon St. Matthieu ("Le semeur" et "Interprétation du semeur") & des Méditations métaphysiques de Descartes.

La vérité s’en va chaque matin à notre rencontre, assis au bord du chemin nous faisons sa connaissance ; les oiseaux du ciel également. À nous les hommes, elle reste et nous parle, nous sommes alors comparables à trois personnes :

Le premier a une oreille de pierre, où il n’y a guère de resonance ; La vérité qui, pareille à des grains s’est levée en lui, mais parce qu’il n’y avait pas de terre en profondeur le soleil étant monté, il a été brûlé et, faute de racines, il a séché. Tel est le sort de celui qui a été ensemencé en des endroits pierreux, entendant la vérité, la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas en lui de racine, il est – l’homme d’un moment - : dès que vient la détresse ou la persécution à cause de la vérité, il se cache, pour tomber.

Le deuxième a une oreille spinescente, car il est dit que d’autres grains sont tombés dans les épines mais le souci du monde et la séduction des richesses l’ont étouffé.

Le troisième qui reçoit la vérité est comparable à la bonne terre, alors il donne du fruit ; celui qui entend la Parole et la comprend.

Et lorsque nous pensons Descartes dépeindre ce tableau dans ses méditations métaphysiques :

"Mais ce dessein est pénible et laborieux, et une certaine paresse m’entraîne insensiblement dans le train de ma vie ordinaire. Et tout de même qu’un esclave qui jouissait dans le sommeil d’une liberté imaginaire, lorsqu’il commence à soupçonner que sa liberté n’est qu’un songe, craint d’être réveillé, et conspire avec ces illusions agréables pour en être plus longuement abusé, ainsi je retombe insensiblement de moi-même dans mes anciennes opinions, et j’appréhende de me réveiller de cet assoupissement, de peur que les veilles laborieuses qui succéderaient à la tranquillité de ce repos, au lieu de m’apporter quelque jour et quelque lumière dans la connaissance de la vérité, ne fussent pas suffisantes pour éclaircir les ténèbres des difficultés qui viennent d’être agitées."

 Rappelons-nous ces cinq derniers instants, séquencés autour de cinq nouvelles invitations, "Entende qui a des oreilles."

Londres, 2013

Londres, 2013

Elie Khoury

La Gerap

"Survival of the smartest in the ‘Black Swan’ world"

Dans Elie Khoury le 1 mai 2013 à 17 h 58 min

E

Top Russian companies

La Russie, à l’état premier de son capitalisme ; le plus agressif.

Elie Khoury

La Gerap

Facebook, la tapette, le fromage ou la souris ? Par Elie Khoury

Dans Elie Khoury, Publications le 24 mars 2013 à 17 h 40 min

Chronos and Venus par Costantino Cedini.18e Siècle

Chronos and Venus par Costantino Cedini
18e siècle

Valorisée à $100 milliards de dollars lors de son entrée en bourse en 2012. Véritable "success story" ; Placement d’avenir pour les uns, investissement à très haut risque pour les autres. Quelle stratégie derrière Facebook ?

Le Financial Times par la métaphore de la deuxième souris, résumait la stratégie de Mark Zuckerberg. Ce n’est pas la première souris – qui a une fin de vie tragique – qui mange le fromage sur la tapette, mais bien la deuxième qui passe après elle.

C’est ainsi que Facebook détrôna Myspace, revendue en 2005 par News Corp pour $35 millions de dollars – Perte sèche évaluée à $545 millions de dollars pour Rupert Murdoch, patron de NC.

Fin du mythe du premier arrivé / premier servi, Jim Collins installe la nouvelle conception du "Best Beats First". C’est le meilleur qui gagne, non le premier arrivé (allusion à l’effervescence dans les années 1990 au dot.com, où avant, tout le monde croyait à la portée significative d’avoir et d’enregistrer son .com le premier).

Preuve en est, Excel "trust" le marché des tableurs et pourtant avant elle, il y avait Visicalc ou Lotus ; Avant amazon.com, bookstacks.com, avant Google, Altavista ou Yahoo.

La force des meilleurs ? Ils ont appris des erreurs des premiers et se focalisent selon Jim Collins sur des avantages concurrentiels plus viables et solides, prennent en fin de compte des raccourcis déterminants. C’est ainsi que dans la sphère de l’aviation commerciale Boeing mangea le fromage qui attira De Havilland.

Mais, Facebook c’est autre chose, Facebook n’est pas attiré par le fromage, Facebook c’est la tapette qui attire le milliard d’utilisateurs, les encensant de quatre odeurs :

- Le multi-générationnel : Facebook destinée à l’origine aux étudiants, change dans son ascension de direction en visant les jeunes et les plus vieux.

- Le multi-objectif : Non plus uniquement pour le loisir, Facebook développe l’aspect business et grignote l’espace Linkedin.

- Le multifonction : Allant de la messagerie instantanée, au partage de musique, les films ou les jeux sociaux en ligne.

- Le multi-corporate : Attirant les entreprises, personnes publiques, associations…

Adam Hartung croit que Facebook n’a jamais pensé tous ces développements, ni même eu la volonté de corriger les failles de Myspace ; Non la force Facebook c’est de se développer tous azimuts, partout où il est possible de le faire, dans tous les domaines, partout où le marché l’attire.

"Farmville et autres jeux sociaux en ligne, pourquoi pas ? Si c’est une nouvelle façon de se faire des amis – allons-y ! Les fondateurs poussent la technologie partout où les utilisateurs souhaitent les emmener."

Mark Zuckerberg vient de l’école de stratégie du "Whitespace" dont A. Hartung résume la portée :

"Pas de règles, pas vraiment de plans, pas d’anticipation du marché. On n’essaye pas d’être plus intelligents que les utilisateurs à se dire ce qu’ils ne devraient pas faire. Pas d’idées préconçues pour ne pas se limiter. Tout le contraire, on ajoute, on ajoute, on ajoute et on plante tout ce que le marché pourrait laisser fleurir. La permission de faire tout ce que l’on veut tant que ça peut nous permettre de croître. Tout ce qui ne marche pas : on arrête.  Tout ce qui marche : on en fait plus."

Vaughan Evans pose et repose la question : "Pourrait-il arriver à Facebook ce qui arriva à Myspace ?"

Les chances semblent réduites et pourtant le risque d’explosion n’a jamais été aussi fort en raison d’une stratégie qui ne vise que l’élargissement sans contrôle, ne respectant aucune logique, ni humaine, ni économique.

Elie Khoury

La Gerap

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